Patrimoine

Communauté de Communes Val d’Eure & Vesgre
septembre 29, 2017
Les loisirs et les visites
septembre 29, 2017

Fondée en 1914 pour exploiter un legs de Monsieur Désiré Roussel, l’Association des AMIS D’ ANET est une société savante qui publie les écrits de ses membres fondateurs dans un bulletin annuel dont la tradition s’est perpétuée jusqu’à nos jours. Monsieur Charles de YTURBE ayant pris la décision d’ouvrir son château à la visite Les Amis d’Anet commencent un long parcours de promotion touristique consacré au château d’ANET et élargi son action au cours des années aux bourgs environnants. En 1960 l’Association des Amis d’ANET devient AMIS D’ANET et SYNDICAT D’IN ITIATIVE. Classé OFFICE DE TOURISME à la demande de sa Présidente Elyane LANG (2004) la raison sociale devient alors OFFICE DE TOURISME AMIS D’ANET. Enfin OFFICE DE TOURISME de la COMMUNAUTE DE COMMUNES VAL D’EURE ET VESGRE à la création de cette nouvelle collectivité, l’Office s’engage totalement dans la promotion de ce nouveau territoire qui s’étend sur les deux rives de l’Eure tout en conservant ses traditions culturelles.
La présidente.

Découverte des bourgs et des Vallées
Quel que soit votre mode de locomotion, vous allez découvrir cette campagne généreuse et ses trésors : ANET et son riche château XVIe, IVRY sur Eure et un château de l’an mil, EZY capitale de l’industrie du peigne au XIXe siècle ; vertes allées de la foret domaniale et en son cœur ROUVRES cercle magique des druides et son église qui présente de très beaux cadrans solaires ; les ruines du château de la Robertière, résidence de chasse des Comtes de DREUX ; rencontre extraordinaire avec la harde conduite par son chef, un magnifique dix cors ; OULINS vous offre son étang pour la promenade, la pêche, le pique nique et les jeux pour vos enfants (possibilité de restauration rapide) ; BONCOURT charmant village domaine de la botanique et de la géologie avec ses orchidées sauvages et la Vallée des Caille classée par le conservatoire du patrimoine naturel ; ROUVRES et les cadrans solaires sur son église ; la mystérieuse Abbaye cistercienne du BREUIL BENOIT et ses concerts de Pentecôte : le château de SOREL dont le magnifique portail apparaît tel celui du château de la Belle au Bois Dormant.
ANET, un palais pour abriter un amour royal

Le château construit à ANET par Diane de POITIERS en 1560 parle de puissance et d’amour mais c’est surtout un chef d’œuvre de la Renaissance Française.Lorsque la noblesse suivit LOUIS XII puis FRANCOIS 1erpour les guerres d’Italie, elle découvrit des palais ouverts sur la nature, entourés de riches jardins. De retour en France, ces chevaliers transformèrent leurs sombres châteaux forts et leurs Rois, Louis XII et surtout François Ier, construisirent des palais ajourés sur les bords de la Loire.
Le Duc de BREZE, Grand Sénéchal de Normandie, fidèle compagnon de ces deux rois, Grand Veneur de François 1er, possédait les terres d’ANET et la forêt giboyeuse, héritée de sa première épouse, comtesse de DREUX, recevait souvent François Ier et son Château était plutôt un pavillon de chasse construit à la mode du temps de Louis XI qui convenait mal à sa jeune épouse, Diane de Poitiers.

Henri second fils de François 1er était amoureux de Madame de BREZE, de riche maintien et de belles manières. Lorsqu’il devint Dauphin à la mort de son aîné, Madame de BREZE était veuve et elle succomba. Leur amour dura jusqu’à la mort accidentelle de son amant.

Pour recevoir dignement le Dauphin et sa suite, elle décida de construire un château plus vaste sur cette terre qu’elle aimait. Grande Dame, cultivée et maîtresse de maison accomplie, elle voulait une maison confortable, adaptée au climat de France. Elle confia son projet à Philibert de l’Orme, jeune architecte novateur. Henri devint Roi, le château devint Palais. Philibert de l’Orme pu s’entourer des plus grands artistes de l’époque. L’Ecole d’Anet, quintessence de la Renaissance Française, était née. Cette demeure fut le témoin de la gloire d’une favorite toute puissante puis son refuge. A la mort du Roi Henri II, elle se retira à ANET où elle mourut en Avril 1566. la chapelle sépulcrale commandée à l’architecte Claude de FOUCQUES n’était pas terminée, le corps de Diane fut confié à l’Eglise d’ANET La chapelle fut consacrée en 1577 et la dépouille de Diane fut transférée et inhumée dans le magnifique tombeau de marbre noir. Malheureusement ce ne fut pas son dernier voyage.

L’Héritage

Monsieur et Madame de BREZE avaient eus deux filles, Françoise et Louise. C’est à la seconde fille Louise, mariée au Duc d’Aumale de la puissante famille des GUISE, oncles de la jeune Marie STUART, reine d’Ecosse et épouse du nouveau Roi, que Diane légua le château. Pur calcul politique de DIANE de POITIERS, Duchesse de VALENTINOIS, pour se protéger de la vengeance de la Reine Catherine de Médicis Mais ce n’est pas Catherine qui provoqua la perte de l’héritage de Louise. Lorsque Henri de Navarre gagna la fameuse bataille d’Ivry ou Henri de Navarre conquit le royaume qui lui revenait de droit, AUMALE, enragé ligueur dû s’enfuir. Condamné à mort par contumace, le château et les bois devaient être rasés à hauteur d’homme. HENRI IV eu pitié de Madame d’AUMALE, le château fut vendu aux enchères et c’est Marie de Mercoeur qui l’acheta. Or César de Vendôme, fils bâtard de Henri IV et de sa maîtresse Gabrielle d’Estrées, épousa Françoise de MERCOEUR, la plus riche héritière du Royaume de France et devint ainsi le propriétaire d’ANET.
Deux générations plus tard, en 1669, c’est Louis Philippe de Vendôme qui hérite d’ANET. Dès l’âge de 15 ans il se consacre à une glorieuse carrière militaire mais il est attaché à ce château et à ses terres ou il revient entre deux campagnes. Il va à son tour entreprendre de vastes travaux qui vont transformer le rêve de Diane et le mettre au goût du Grand Siècle. On peut regretter ces modifications mais on leur doit un magnifique escalier à rambarde ouvragée et c’est LE NOTRE, créateur des jardins de Versailles qui transforma le parc et fit creuser la pièce d’eau.

Le dernier seigneur d’ANET fut le Duc de PENTHIEVRE, petit fils de Louis XIV et de sa favorite Madame de MONTESPAN. Très aimé de la population pour sa bonté, il ne fut pas inquiété pendant la Révolution Française mais à sa mort, ANET fut vendu comme bien public et les marchands de biens commencèrent le dépeçage du château. Le corps de Diane fut jeté à la fosse commune du cimetière. En ruines le château faisait partie de l’héritage de Louis Philippe qui le refusa. Le comte de CARAMAN l’acheta et y fit un superbe travail de restauration, poursuivi par Monsieur Ferdinand MOREAU, ancêtre du propriétaire actuel Monsieur Jean de Yturbe.

Le majestueux portail et la chapelle dans la cour d’honneur qui ont échappés aux destructions et aux restaurations témoignent du talent de celui qui, formé dans son enfance aux métiers de la pierre, sut utiliser cet art et l’adapter aux temps nouveaux. Philibert de l’Orme fut le premier à porter le titre d’architecte. Au paravent, c’était la corporation des tailleurs de pierres dont son Père faisait partie qui procédait aux constructions. On voit à ANET l’évolution, Philibert de Lorme manie la pierre et met cet art au service de la conception de monuments qu’il a étudié lors d’un voyage en Italie.
Une frontière

En traversant l’Eure, nous changeons d’époque et d’ambiance. La rivière Eure fut longtemps frontière âprement disputée entre le Royaume de France et la Normandie possession du Roi d’Angleterre. Sur chacune de ses rives se dressent les ruines des châteaux forts qui en assumaient la défense.
Mises à jour grâce à une association de bénévoles fondée dans les années 1968. Présidée par Monsieur Robert BAUDET adjoint au Maire de l’époque Madame SCHAD, passionné pour sauver ce qui n’était alors que ruines, il obtint que la municipalité entreprenne des travaux qui se continuèrent sous le mandat de son successeur. En 1990 le château était classé Monument Historique. De gros travaux de consolidation furent exécutés de 1995 à 2000 sous le mandat de Monsieur Robert BRICAUD. Les services archéologiques du département, après un repérage en 2006, entreprirent une campagne de fouilles qui reprend chaque année au mois d’Août et on peut supposer que de nombreuses découvertes seront faites en descendant au plus profond.

« Il est construit sur un éperon barré d’un fossé dont le site commande le passage de l’Eure. Il présente en apparence des dispositions classiques avec une enceinte haute et une basse cour dont la chronologie n’est pas complètement établie. Mais la grande tour rectangulaire qui fut en partie enterrée par des aménagements postérieurs au sommet de l’éperon montre probablement les vestiges du plus ancien donjon normand en pierre. Elle fut édifiée sous l’autorité du duc Richard Ier, par son demi frère Raoul d’Ivry . »

cf. Richard PITTE architecte en chef qui dirige ces fouilles.

Le site est accessible en partant de la place de l’Eglise elle-même fort intéressante.

La ville doit son nom d’IVRY la BATAILLE à l’une des dernière bataille de Henri de Navarre contre les ligueurs, commandés par le Duc de Mayenne, pour conquérir le trône de France qui lui revenait de droit. Cette bataille eut lieu plus exactement dans la plaine d’ EPIEDS au dessus d’IVRY (1590) et une stèle y perpétue la mémoire de cette importante bataille.

La ville joliment fleurie mérite une promenade, des plaquettes sont à votre disposition pour vous guider à la Mairie d’Ivry ou à l’Office de Tourisme à ANET qui propose des visites guidées pour les groupes.
Le VIEUX CHATEAU, commune de GUAINVILLE, est de découverte récente.

Acquéreurs il y a quatre ans d’une vaste propriété, ce couple découvre des ruines enfouies dans une végétation dense. Passionnés par leur découverte, ils exhument petit à petit, comme les courageux bénévoles d’IVRY, les ruines d’un vaste château féodal qui a déjà commencé à révéler son histoire. Cette propriété est ouverte à la visite et elle est proposée dans le cadre d’une journée clés en mains de l’Office de Tourisme. Cette découverte et l’enthousiasme des propriétaires nous inspire une nouvelle ligne de visites pour la saison 2010 : LA ROUTE PHILIPPE AUGUSTE que nous vous proposerons lorsque études, recherches et, disons le tout bas, subventions éventuelles, nous aurons permis de retracer l’histoire des mottes féodales, et des châteaux lorsque les donjons de pierres succédèrent aux enceintes en bois. et aux villas romaines .

Un patrimoine du savoir faire, Le CALVADOS MORIN à IVRY LA BATAILLE maison fondée en 1880

L’histoire du Calvados Morin commence en 1889 dans la vallée de la Risle avant que Pierre MORIN ne succède à son père et transfère sa petite affaire familiale à IVRY la BATAILLE. Les bouteillesDepuis c’est dans l’atmosphère très humide des caves creusées dans les collines crayeuses de la Vallée de l’Eure que se développe une liqueur plus que centenaire
Les précieux petits fûts de chêne du limousin dans lesquels le calvados va développer des arômes subtils et sa belle couleur ambrée reposent au cœur des caves.
Le goût Morin est le résultat d’un judicieux mariage entre les différents terroirs. Les jeunes eaux de vie sélectionnées pour vieillir sont d’abord traitées dans une futaille de 300 à 400 litres et ne gagneront leur douillet refuge de chêne qu’après avoir subies une oxygénation et une évaporation importante, la « part des anges » étape indispensable au vieillissement d’ une bonne eau de vie..
EZY SUR EURE
Ce bourg situé en face d’ANET, sur la rive opposée fut au XIXe siècle la capitale française des fabricants de peignes et parures de tête.

Village d’agriculteurs, de pêcheurs, de peigneurs de lin, qui s’investirent dans la culture de la vigne apportée par les romains. Il en était d’ ailleurs de même dans toute la région jusqu’ au moment ou le phylloxera tua les vignes. Industrieux les habitants se tournèrent vers un artisanat nouveau, la fabrication des peignes.

EZY a conservé le souvenir de ces petits ateliers et l’Association du Musée du Peigne et parures de tête est une visite à ne pas manquer. La découverte des ateliers montre la tâche et les conditions de travail difficiles des ouvriers et des ouvrières ; l’exposition qui compte de très belles pièces montre l’autre côté du décor.

Abondamment fleurie, en pleine expansion et riche d’un très bon tissus commercial, son marché du Dimanche n’est pas seulement le rendez vous des ménagères mais la promenade matinale de très nombreux touristes et habitants de la région.
Si vous êtes intéressés par l’histoire de notre région ou si vous souhaitez le développement de tel ou tel sujet, l’ Office de Tourisme dispose de très nombreux articles que vous pouvez obtenir sur simple demande à maisondutourisme.anet@wanadoo.fr

L’Office de Tourisme vous proposera d’autres découvertes de grand intérêt, et citons parmi les incontournables un Musée qui possède une magnifique collection d’instruments à vent. Il se trouve sur le plateau à La COUTURE BOUSSEY (www.lacoutureboussey.com) sur la route de Saint André en partant d’Ezy. On y perpétue la fabrication des instruments de musique à vent dont on dit qu’elle naquit des flageolets abandonnés par les reîtres allemands qui participèrent à la bataille d’Ivry ou Henri de Navarre, héritier naturel du trône , anéantit les ligueurs qui refusaient un Roi protestant. Cette bataille ne fut pas la dernière mais elle fut décisive. Dès lors Henri de Navarre pouvait se préparer à devenir Henri IV premier Bourbon qui succéda à Henri III, dernier des Valois ainsi que ce dernier l’avait souhaité sur son lit de mort.