Office du tourisme d'Anet
L'office du tourisme à Anet
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Diane et Henry

Patrimoine, Histoire et Culture

Fondée en 1914 pour exploiter un legs de Monsieur Désiré Roussel, l’Association des AMIS D’ ANET est une société savante qui publie les écrits de ses membres fondateurs dans un bulletin annuel dont la tradition s’est perpétuée jusqu’à nos jours. Monsieur Charles de YTURBE ayant pris la décision d’ouvrir son château à la visite Les Amis d’Anet commencent un long parcours de promotion touristique consacré au château d’ANET et élargi son action au cours des années aux bourgs environnants. En 1960 l’Association des Amis d’ANET devient AMIS D’ANET et SYNDICAT D’IN ITIATIVE. Classé OFFICE DE TOURISME à la demande de sa Présidente Elyane LANG (2004) la raison sociale devient alors OFFICE DE TOURISME AMIS D’ANET. Enfin OFFICE DE TOURISME  de la COMMUNAUTE DE COMMUNES VAL D’EURE ET VESGRE à la création de cette nouvelle collectivité, l’Office s’engage totalement dans la promotion de ce nouveau territoire qui s’étend sur les deux rives de l’Eure tout en conservant ses traditions culturelles.

La présidente

 

Découverte des bourgs et des Vallées

Château de Sorel Moussel

Quel que soit votre mode de locomotion, vous allez découvrir cette campagne généreuse et ses trésors : ANET et son riche château XVIe, IVRY sur Eure et un château de l’an mil, EZY capitale de l’industrie du peigne au XIXe siècle ; vertes allées de la foret domaniale et en son cœur ROUVRES cercle magique des druides et son église qui présente de très beaux cadrans solaires ; les ruines du château de la Robertière, résidence de chasse des Comtes de DREUX ; rencontre extraordinaire avec la harde conduite par son chef, un magnifique dix cors ; OULINS vous offre son étang pour la promenade, la pêche, le pique nique et les jeux pour vos enfants (possibilité de restauration rapide) ; BONCOURT charmant village domaine de la botanique et de la géologie avec ses orchidées sauvages et la Vallée des Caille classée par le conservatoire du patrimoine naturel ; ROUVRES et les cadrans solaires sur son église ; la mystérieuse Abbaye cistercienne du BREUIL BENOIT et ses concerts de Pentecôte : le château de SOREL dont le magnifique portail apparaît tel celui du château de la Belle au Bois Dormant.

 

ANET, un palais pour abriter un amour royal

Le château construit à ANET par Diane de POITIERS en 1560 parle de puissance et d’amour mais c’est surtout un chef d’œuvre de la Renaissance Française.Lorsque la noblesse suivit LOUIS XII puis FRANCOIS 1erpour les guerres d’Italie, elle découvrit des palais ouverts sur la nature, entourés de riches jardins. De retour en France, ces chevaliers transformèrent leurs sombres châteaux forts et leurs Rois, Louis XII et surtout François Ier, construisirent des palais ajourés sur les bords de la Loire.

Entré du Château d'Anet

Le Duc de BREZE, Grand Sénéchal de Normandie, fidèle compagnon de ces deux rois, Grand Veneur de François 1er, possédait les terres d’ANET et la forêt giboyeuse, héritée de sa première épouse, comtesse de DREUX, recevait souvent François Ier et son Château était plutôt un pavillon de chasse construit à la mode du temps de Louis XI qui convenait mal à sa jeune épouse, Diane de Poitiers.

Henri second fils de François 1er était amoureux de Madame de BREZE, de riche maintien et de belles manières. Lorsqu’il devint Dauphin à la mort de son aîné, Madame de BREZE était veuve et elle succomba. Leur amour dura jusqu’à la mort accidentelle de son amant.

Pour recevoir dignement le Dauphin et sa suite, elle décida de construire un château plus vaste sur cette terre qu’elle aimait. Grande Dame, cultivée et maîtresse de maison accomplie, elle voulait une maison confortable, adaptée au climat de France. Elle confia son projet à Philibert de l’Orme, jeune architecte novateur. Henri devint Roi, le château devint Palais. Philibert de l’Orme pu s’entourer des plus grands artistes de l’époque. L’Ecole d’Anet, quintessence de la Renaissance Française, était née. Cette demeure fut le témoin de la gloire d’une favorite toute puissante puis son refuge. A la mort du Roi Henri II, elle se retira à ANET où elle mourut en Avril 1566. la chapelle sépulcrale commandée à l’architecte Claude de FOUCQUES n’était pas terminée, le corps de Diane fut confié à l’Eglise d’ANET La chapelle fut consacrée en 1577 et la dépouille de Diane fut transférée et inhumée dans le magnifique tombeau de marbre noir. Malheureusement ce ne fut pas son dernier voyage.

 

L’Héritage

Monsieur et Madame de BREZE avaient eus deux filles, Françoise et Louise. C’est à la seconde fille Louise, mariée au Duc d’Aumale de la puissante famille des GUISE, oncles de la jeune Marie STUART, reine d’Ecosse et épouse du nouveau Roi, que Diane légua le château. Pur calcul politique de DIANE de POITIERS, Duchesse de VALENTINOIS, pour se protéger de la vengeance de la Reine Catherine de Médicis Mais ce n’est pas Catherine qui provoqua la perte de l’héritage de Louise. Lorsque Henri de Navarre gagna la fameuse bataille d’Ivry ou Henri de Navarre conquit le royaume qui lui revenait de droit, AUMALE, enragé ligueur dû s’enfuir. Condamné à mort par contumace, le château et les bois devaient être rasés à hauteur d’homme. HENRI IV eu pitié de Madame d’AUMALE, le château fut vendu aux enchères et c’est Marie de Mercoeur qui l’acheta. Or César de Vendôme, fils bâtard de Henri IV et de sa maîtresse Gabrielle d’Estrées, épousa Françoise de MERCOEUR, la plus riche héritière du Royaume de France et devint ainsi le propriétaire d’ANET.

escalier du château

Deux générations plus tard, en 1669, c’est Louis Philippe de Vendôme qui hérite d’ANET. Dès l’âge de 15 ans il se consacre à une glorieuse carrière militaire mais il est attaché à ce château et à ses terres ou il revient entre deux campagnes. Il va à son tour entreprendre de vastes travaux qui vont transformer le rêve de Diane et le mettre au goût du Grand Siècle. On peut regretter ces modifications mais on leur doit un magnifique escalier à rambarde ouvragée et c’est LE NOTRE, créateur des jardins de Versailles qui transforma le parc et fit creuser la pièce d’eau.

Le dernier seigneur d’ANET fut le Duc de PENTHIEVRE, petit fils de Louis XIV et de sa favorite Madame de MONTESPAN. Très aimé de la population pour sa bonté, il ne fut pas inquiété pendant la Révolution Française mais à sa mort, ANET fut vendu comme bien public et les marchands de biens commencèrent le dépeçage du château. Le corps de Diane fut jeté à la fosse commune du cimetière. En ruines le château faisait partie de l’héritage de Louis Philippe qui le refusa. Le comte de CARAMAN l’acheta et y fit un superbe travail de restauration, poursuivi par Monsieur Ferdinand MOREAU, ancêtre du propriétaire actuel Monsieur Jean de Yturbe.

Le majestueux portail et la chapelle dans la cour d’honneur qui ont échappés aux destructions et aux restaurations témoignent du talent de celui qui, formé dans son enfance aux métiers de la pierre, sut utiliser cet art et l’adapter aux temps nouveaux. Philibert de l’Orme fut le premier à porter le titre d’architecte. Au paravent, c’était la corporation des tailleurs de pierres dont son Père faisait partie qui procédait aux constructions. On voit à ANET l’évolution, Philibert de Lorme manie la pierre et met cet art au service de la conception de monuments qu’il a étudié lors d’un voyage en Italie.

Site du château : www.chateaudanet.com tél. : 02 37 41 90 07

 

Une frontière

En traversant l’Eure, nous changeons d’époque et d’ambiance. La rivière Eure fut longtemps frontière âprement disputée entre le Royaume de France et la Normandie possession du Roi d’Angleterre. Sur chacune de ses rives se dressent les ruines des châteaux forts qui en assumaient la défense.

Les ruines du château d’Ivry dominent orgueilleusement la ville.

château d'Ivry

Mises à jour grâce à une association de bénévoles fondée dans les années 1968. Présidée par Monsieur Robert BAUDET adjoint au Maire de l’époque Madame SCHAD, passionné pour sauver ce qui n’était alors que ruines, il obtint que la municipalité entreprenne des travaux qui se continuèrent sous le mandat de son successeur. En 1990 le château était classé Monument Historique. De gros travaux de consolidation furent exécutés de 1995 à 2000 sous le mandat de Monsieur Robert BRICAUD. Les services archéologiques du département, après un repérage en 2006, entreprirent une campagne de fouilles qui reprend chaque année au mois d’Août et on peut supposer que de nombreuses découvertes seront faites en descendant au plus profond.

"Il est construit sur un éperon barré d’un fossé dont le site commande le passage de l’Eure. Il présente en apparence des dispositions classiques avec une enceinte haute et une basse cour dont la chronologie n’est pas complètement établie. Mais la grande tour rectangulaire qui fut en partie enterrée par des aménagements postérieurs au sommet de l’éperon montre probablement les vestiges du plus ancien donjon normand en pierre. Elle fut édifiée sous l’autorité du duc Richard Ier, par son demi frère Raoul d’Ivry ."

cf. Richard PITTE architecte en chef qui dirige ces fouilles.

Le site est accessible en partant de la place de l’Eglise elle-même fort intéressante.

La ville doit son nom d’IVRY la BATAILLE à l’une des dernière bataille de Henri de Navarre contre les ligueurs, commandés par le Duc de Mayenne, pour conquérir le trône de France qui lui revenait de droit. Cette bataille eut lieu plus exactement dans la plaine d’ EPIEDS au dessus d’IVRY (1590) et une stèle y perpétue la mémoire de cette importante bataille.

La ville joliment fleurie mérite une promenade, des plaquettes sont à votre disposition pour vous guider à la Mairie d’Ivry ou à l’Office de Tourisme à ANET qui propose des visites guidées pour les groupes.

Site de la ville d’Ivry la Bataille : www.ville-ivry-la-bataille.fr

Site de l’association des vieilles pierres : www.chateaudivry.fr

 

château de Guainville

Le VIEUX CHATEAU, commune de GUAINVILLE, est de découverte récente.

Acquéreurs il y a quatre ans d’une vaste propriété, ce couple découvre des ruines enfouies dans une végétation dense. Passionnés par leur découverte, ils exhument petit à petit, comme les courageux bénévoles d’IVRY, les ruines d’un vaste château féodal qui a déjà commencé à révéler son histoire. Cette propriété est ouverte à la visite et elle est proposée dans le cadre d’une journée clés en mains de l’Office de Tourisme. Cette découverte et l’enthousiasme des propriétaires nous inspire une nouvelle ligne de visites pour la saison 2010 : LA ROUTE PHILIPPE AUGUSTE que nous vous proposerons lorsque études, recherches et, disons le tout bas, subventions éventuelles, nous aurons permis de retracer l’histoire des mottes féodales, et des châteaux lorsque les donjons de pierres succédèrent aux enceintes en bois. et aux villas romaines .

 

Alignement des caves

Un patrimoine du savoir faire, Le CALVADOS MORIN à IVRY LA BATAILLE maison fondée en 1880

L’histoire du Calvados Morin commence en 1889 dans la vallée de la Risle avant que Pierre MORIN ne succède à son père et transfère sa petite affaire familiale à IVRY la BATAILLE. Les bouteillesDepuis c’est dans l’atmosphère très humide des caves  creusées dans les collines crayeuses de la Vallée de l’Eure que se développe une liqueur plus que centenaire
Les précieux  petits fûts de chêne du limousin dans lesquels le calvados va développer des arômes subtils et sa belle couleur ambrée reposent au cœur des caves.
Le goût Morin est le résultat d’un judicieux mariage entre les différents terroirs. Les jeunes eaux de vie sélectionnées pour vieillir sont d’abord traitées dans une futaille de 300 à 400 litres et ne gagneront leur douillet refuge de chêne qu’après avoir subies une oxygénation et une évaporation importante, la « part des anges » étape indispensable au vieillissement d’ une bonne eau de vie..

La Maison MORIN est fière de faire visiter ses caves.
Calvados Morin (2540) IVRY la BATAILLE  tél. 02 32 36 40 01
calvadosmorin@tiscali.fr

L’Office de Tourisme propose aussi cette visite dans le cadre de journées clés en mains pour les groupes.
maisondutourisme.anet@wanadoo.fr        tél. 02 37 41 49 09

 

EZY SUR EURE

musée du peigne

 Ce bourg situé en face d’ANET, sur la rive opposée fut au XIXe siècle la capitale française des fabricants de peignes et parures de tête.

 Village d’agriculteurs, de pêcheurs, de peigneurs de lin, qui s’investirent dans la culture de la vigne apportée par les romains. Il en était d’ ailleurs de même dans toute la région jusqu’ au moment ou le phylloxera tua les vignes. Industrieux les habitants se tournèrent vers un artisanat nouveau, la fabrication des peignes.

 EZY a conservé le souvenir de ces petits ateliers et l’Association du Musée du Peigne et parures de tête est une visite à ne pas manquer. La découverte des ateliers montre la tâche et les conditions de travail difficiles des ouvriers et des ouvrières ; l’exposition qui compte de très belles pièces montre l’autre côté du décor.

 Abondamment fleurie, en pleine expansion et riche d’un très bon tissus commercial, son marché du Dimanche n’est pas seulement le rendez vous des ménagères mais la promenade matinale de très nombreux touristes et habitants de la région.

Ville d'Ezy: sur Eure: www.ezysureure.fr

Musée du peigne: musee-du-peigne@orange.fr

Eglise de Boncourt

 Si vous êtes intéressés par l’histoire de notre région ou si vous souhaitez le développement de tel ou tel sujet, l’ Office de Tourisme dispose de très nombreux articles que vous pouvez obtenir sur simple demande à maisondutourisme.anet@wanadoo.fr

L’Office de Tourisme vous proposera d’autres découvertes de grand intérêt, et citons parmi les incontournables un Musée qui possède une magnifique collection d’instruments à vent. Il se trouve sur le plateau à La COUTURE BOUSSEY (www.lacoutureboussey.com) sur la route de Saint André en partant d’Ezy. On y perpétue la fabrication des instruments de musique à vent dont on dit qu’elle naquit des flageolets abandonnés par les reîtres allemands qui participèrent à la bataille d’Ivry ou Henri de Navarre, héritier naturel du trône , anéantit les ligueurs qui refusaient un Roi protestant. Cette bataille ne fut pas la dernière mais elle fut décisive. Dès lors Henri de Navarre pouvait se préparer à devenir Henri IV premier Bourbon qui succéda à Henri III, dernier des Valois ainsi que ce dernier l’avait souhaité sur son lit de mort.

 

 

Histoire

 

 Les tribulations de la dépouille de la Dame d’ANET Diane

Le 29 Mai 2010, un char funéraire ramènera les restes de Diane de Poitiers en son tombeau au château d’ANET.

La ville se pavoisera à ses couleurs, les habitants revêtiront les habits de l’époque et une grande fête populaire se tiendra l’après midi dans le parc du château. Toutes informations sur le déroulement de cette journée et sur l’organisation de séjours par l’Office de Tourisme figureront sur ce site aux pages « Calendrier ».

Le passé:

En 1565 Diane qui réside en son château d’ANET depuis la mort de son amant le Roi Henri II songe à son tour à la mort. Elle dicte son testament. C’est Louise sa seconde fille qui héritera du château. Elle commande à l’architecte Claude de FOUCQUE la construction d’une chapelle funéraire, à côté mais en dehors, de sa belle demeure. Elle meurt l’année suivante (Avril 1566), elle a 65 ans. Son sépulcre est à peine commencé, on l’inhume dans l’Eglise paroissiale où elle reposera onze ans.

C’est son petit fils Charles II de Lorraine duc d’Aumale qui fait consacrer la chapelle et procéde à l’inhumation solennelle de sa Grand-mère (1577). Elle reposera en paix en compagnie de deux de ses petites fille jusqu’à la fin de la révolution française.C’est également Charles II de Lorraine qui obtient de Henri III l’érection de la seigneurie en principauté.

Pendant les années révolutionnaires, le Duc de PENTHIEVRE, petit fils de Louis XIV et de Madame de MONTESPAN, n’est pas inquiété en raison de ses immenses bienfaits et du prestige de ses vertus. Décédé en 1793 il est le dernier seigneur d’ANET.

Cinq semaines après le décès de PENTHIEVRE le château est mis sous séquestre et laissé à l’abandon. L’année suivante la Société populaire force les portes de la chapelle funéraire et en prend possession pour y tenir ses séances ainsi que les audiences du Tribunal de Paix et, enfin, loger la garde nationale.

Le 18 juin 1795 deux commissaires de la Sûreté générale de Dreux investissent la chapelle à la tête d’une troupe de sans-culotte. La dépouille embaumée de la dame d’Anet est alors exhumée, parfaitement intacte dans ses habits d’apparat, et avec elle celles de deux de ses petits-enfants morts en bas âge.

A l’air libre, les corps noircissent et se décomposent rapidement. Jetés dans une charrette, ils sont déversés dans une fosse commune aménagée dans le cimetière municipal. Brutalement manipulés les riches atours de Diane partent en poussière, sa chevelure et ses tresses, qui se détachent de son crâne, sont partagées entre les témoins présents. Le cercueil de plomb est fondu pour confectionner des « balles patriotes » ; quant au cénotaphe, il sera vendu à un paysan comme abreuvoir.

Alexandre LENOIR administrateur du Musée des Monuments français qui avait sauvé de nombreux chefs d’œuvre sur tout le territoire pendant la révolution et, notamment, lors d’un précédent séjour à ANET, le retable de l’autel et le sarcophage de marbre noir utilisé à Rouvres, comme auge aux cochons, accompagne l’Empereur Napoléon Ier dans une visite à ANET et à IVRY. Il obtient son accord pour le sauvetage de la porte aux trois ordres du bâtiment central, la fontaine de Diane aux Cerfs, la Nymphe et les Victoires du Portail.

L’exploration archéologique et l’étude ostéo-archéologique.

Le 24 mai 2008, sous la direction du docteur Philippe Charlier, du service de médecine légale à l’Hôpital universitaire Raymond Poincaré de Garches, chercheur associé au CNRS, débutent les fouilles sous le monument funéraire érigé en 1884 par l’Association des Amis d’Anet à l’emplacement de la fosse, à la mémoire de « la bienfaitrice d’Anet ».

Après identification des limites de la cavité de 1795 par rapport aux sépultures antérieures et postérieures voisines, deux squelettes d’enfants sont mis au jour ainsi que, épars, les ossements séniles présumés de Diane de Poitiers. S’ensuit alors, au Pavillon Vésale de l’Hôpital universitaire de Garches, une série de tests : détermination anthropologique du sexe, de l’âge au décès, études paléopathologique, génétique (professeur Ludes, Strasbourg), olfactive, radiologique, toxicologique (docteur Poupon, Paris), superposition des restes crâniens au dernier portrait de Diane réalisé par François Clouet et, enfin, datation au radiocarbone 14C. Ces tests mettent notamment en évidence, d’une part, l’une des deux fractures de la jambe subies par la favorite à l’occasion de chutes de cheval (mais la deuxième jambe est manquante) et, d’autre part, le taux d’or supérieur à 250 fois la normale présent dans le jus de putréfaction en surface des os. Ce constat atteste d’un traitement au long cours à base de sels « d’or potable » qu’elle s’administrait comme élixir de jouvence. Cette analyse sera confirmée par l’examen comparatif d’une mèche de cheveux de Diane appartenant à M. de Yturbe. La prise de cette potion d’inspiration alchimique aurait conféré à celle-ci cette grâce surnaturelle et cette blancheur extrême de teint. Mais en même temps, elle l’empoisonne, lui causant de l’insuffisance rénale, faisant tomber ses dents et rendant cassants ses cheveux.

L’ensemble des éléments fournis par l’étude conduite par le docteur Charlier authentifie ces restes comme étant ceux de la « grande-sénéchale ».

L’idée d’un retour triomphal des restes de Diane de Poitiers.

Fort de ces résultats obtenus par l’équipe de recherche et avec les encouragements de M. Olivier Marleix, Conseiller Général Maire d’Anet, Monsieur Jean de Yturbe, l’actuel propriétaire du château se saisit de cette occasion pour organiser une journée de festivités en l’honneur du retour de la châtelaine d ’Anet en sa demeure.

QUI EST DIANE ,Dame d’ANET ?

Née en 1499 de Jean de Poitiers, comte de Saint-Vallier – un gentilhomme d’ancienne noblesse dauphinoise -, et de Jeanne de Batarnay, Diane de Poitiers est un personnage incontournable de l’époque de la Renaissance. Ayant perdu sa mère à l’âge de six ans, elle est élevée par Anne de Beaujeu, régente du royaume durant la minorité de son frère Charles VIII. A quinze ans, Diane épouse un haut dignitaire, Louis de Brézé, grand-sénéchal de Normandie, qui a quarante ans de plus qu’elle et possède les terres d’ANET sur lesquelles son père a construit un manoir du type Louis XI qu’il utilise tout particulièrement comme relais de chasse. C’est ainsi que Diane et son époux recevront assez souvent François 1er qui vient chasser sur les terres de son compagnon et ami. Diane est fidèle à son époux qu’elle admire et respecte. Elle lui donnera deux filles, Françoise et Louise.

Veuve elle est admirée par François ler qui lui demande d’ « éduquer » son second fils Henri qui est renfermé et fruste. Henri est amoureux de Diane mais leurs relations amoureuses ne commenceront qu’après la mort du dauphin François. Pour recevoir son amant qui est désormais l’héritier de la couronne de France elle fait édifier en 1548, par Philibert de l’Orme, une résidence à sa ressemblance, fastueux château de la Renaissance dont il subsiste aujourd’hui un remarquable ensemble malgré les terribles démolitions de l’ère postrévolutionnaire.

 

Une large place est faite dans le calendrier des Festivités de la saison 2010 au Quadri centenaire de l’assassinat de Henri IV. Henri II

Du 14 Mai, jour de l’assassinat de HENRI IV à PARIS jusqu’aux journées du Patrimoine les 18 et 19 septembre IVRY et les villages alentours évoqueront le souvenir du bon Roi HENRI et de nombreux restaurants mettront « La Poule au Pot ».

Il  faut se souvenir que la bataille qui se déroula dans la plaine d’EPIEDS (1590) et la victoire de Henri de Navarre sur le partie des ligueurs  fut déterminante pour l’accession au trône du premier BOURBON ainsi que l’avait voulu le dernier des Valois Henri III sur son lit de mort (1589). Le trône de France lui revenait de droit mais il fallu encore cinq années  pour que Henri IV soit sacré à CHARTRES (1594) et enfin qu’il entre solennellement dans sa bonne ville de PARIS le 22 Mars 1594. Les mémoires du temps disent que pendant que le Roi entrait par une porte, les espagnoles qui occupaient PARIS fuyaient par une autre porte.

Un grand règne commençait qui mérite plus que ces quelques lignes.
Tout comme pour Diane de Poitiers, vous trouverez de très nombreux écrits et  informations à l’Office de Tourisme.